17/10/2011

› ISSANDOU EXPOSE SES GRAVURES

Gravure de Philippe Issandou.|Repro © Jean‐Paul Epinette ‐ iCimedia|Jean-Paul Epinette

On l'a connu photographe. Amateur de son pays et des gens qui y vivaient. Amoureux de sa terre. Passeur de sens plus que d'idées. D'émotion plus que de discours. Philippe Issandou a petit à petit délaissé la technologie pour donner à la main sa primauté. Abandonné son Leica pour le sténopé. Puis opté pour le pinceau jusqu'à préférer la gouge du graveur...



La photographie fut pour lui un terrain d'excellence, reconnue par le monde de l'édition et des cimaises. Mais ses dernières expositions remontent à 2005, à Poitiers, Pauillac et Saint-Émilion.

Pour retrouver l'essence des origines, Philippe Issandou s'est écarté petit à petit des artfices techniques alors qu'alentour la technologie multipliait ses prouesses. Il y a bien plus de 30 ans de cela, déjà, il avait choisi d'utiliser un simple appareil photo jouet. De ceux que l'on offrait en cadeau publicitaire.

Philippe Issandou.| © Jean‐Paul Epinette ‐ iCimediaL'essentiel était dans l'image. Dans une relation la plus directe possible avec l'oeuvre. De l'appareil photo il était passé au sténopé, cette simple "boîte" dont l'une des faces est percée d'un minuscule trou par lequel entre la lumière qui impressionne le papier photo sur la surface opposée au trou...

Désormais sur cette pente du "tout-à-la-main", Issandou a délaissé les émulsions photosensibles pour la toile du peintre.  En cinq ans on l'a vu explorer les techniques, les supports et les A-la-manière-de...

Il aurait pu verser dans la compilation, l'inventaire exhaustif. Que nenni. Quelque soit la technique, cela se fait avec un égal bonheur. Car toujours l'émotion domine.

C'est iciencore le cas avec la gravure. Sans doute Issandou avait-il besoin encore plus d'entrer dans le support lui-même. Que l'oeuvre soit le produit direct de sa main. L'oeuvre, ici, c'est la plaque. Celle qui est exposée n'est en fait qu'une impression. Reproduisible.

L'artiste Issandou est un artisan : «Je grave sur bois ou sur lino, explique-t-il en préambule à son exposition. Inerte au chaud et au froid, le bois est un matériau qui me convient. Plus naturel que les successions d'acide et de vernis. Il demande un travail long et méticuleux. De la force aussi et de la patience. Car je presse à la main. Les tirages sont donc limités.»

► Philippe Issandou expose ses gravures chez M.A Galerie - 1 rue de la Liberté à Monsempron-Libos (Près du cinéma Liberty).

Vernissage à M.A Galerie.| © Jean‐Paul Epinette ‐ iCimedia

17/10/2011